Démocrates de tous les pays, encore un effort !

Archidémocratie est un projet interactif qui vise à promouvoir l’avènement d’une véritable démocratie.
Archidémocratie rappelle aux gouvernants et aux gouvernés que la politique ne devrait pas être – en démocratie – le métier de quelques uns,
mais une mission ponctuelle de service public exercée alternativement par tous.

Archidémocratie désigne les conditions de possibilité (juridiques, politiques et géopolitiques) de la démocratie.
Ce projet se matérialise sous la forme d’un site internet, d’une maison d’éditions et d’un livre « Archidémocratie », qui en constitue la charte fondatrice :

Explorer la théorie de la démocratie pour imaginer à quoi ressemblerait un régime politique véritablement démocratique :
« La démocratie comme modèle théorique »

Explorer l’histoire de la démocratie pour montrer que la démocratie ne s’est pas encore présentée dans l’histoire
« Brève histoire de la démocratie proclamée »

Proposer une matrice de principes régulateurs pour se rapprocher du modèle théorique de la démocratie :
« La révolution du cliquet ».

« Dans la démocratie, non au sens où je l’entends, mais dans sa version la plus répandue, le gouvernant n’a qu’une seule crainte : qu’on se souvienne un jour que, en droit, c’est aux gouvernés que le pouvoir revient. » Jean-Claude Milner, Le Monde du 5 février 2011

Repères

Démocratie spectrale

Dans son usage contemporain, démocratie désigne le gouvernement de la majorité, c’est-à-dire une situation où la majorité d’une population est supposée pouvoir choisir ses représentants politiques. Pourtant, à l’origine, démocratie désigne le gouvernement direct des citoyens par eux-mêmes, c’est-à-dire une situation où la majorité des citoyens se gouverne elle-même, sans le moindre représentant : « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

En théorie, démocratie désigne la phase terminale d’un processus de restitution politique, c’est-à-dire une situation où l’association humaine a trouvé la forme juridique adéquate à son fonctionnement. Mais lorsque l’on se confronte à la dure réalité historique, on ne trouve pas la démocratie, mais seulement des oligarchies (gouvernement de la minorité) traversées par des processus – divers et variés – de démocratisation.

Cela signifie que la démocratie n’est pas du tout un concept descriptif – qui traduirait une réalité donnée –, mais bien plutôt un concept programmatique qui indique la direction ou le seuil de terminaison de certains processus en cours. Pour cette raison, toute prétendue histoire de la démocratie est avant tout l’histoire de la démocratie proclamée, c’est-à-dire l’histoire des processus avortés de restitution.

La démocratie comme gouvernement de n’importe qui

Il existe un scandale de la démocratie qui explique en partie pourquoi le mot ne parvient pas à s’incarner dans l’histoire. La démocratie a ceci de scandaleux qu’elle reconnaît à chaque citoyen une compétence politique, si bien qu’elle peut se définir comme le gouvernement de n’importe qui.

Parce que la démocratie suppose l’abolition de tous les privilèges spéciaux à gouverner, elle constitue une menace évidente pour tous les gouvernants proclamés et autoproclamés du monde entier. Pour tous ceux qui font de la politique leur métier, leur héritage ou leur coup d’état, démocratie est donc le nom d’une menace qui – malheureusement – n’arrive jamais à exécution.